La Turquie rejoint les Brics+

La Turquie rejoint les Brics+, un groupe de pays qui cherche à influencer l'économie et la politique internationales. Les Brics+ représentent désormais 45% de la population mondiale et 28% du PIB, et cherchent à promouvoir une vision plus équitable dans les institutions internationales.
Lecture Blueboard sous l'angle du Conseil d'administration - 05/09/2024
Dans cet article qui traite de la demande de la Turquie de rejoindre le groupe des Brics, désormais évolué en Brics+, et des implications de cette extension, plusieurs thèmes liés à la gouvernance d'entreprise, durabilité, et stratégie d'entreprise peuvent être explorés, bien que de manière plus indirecte étant donné que le sujet principal concerne la gouvernance internationale et la politique macroéconomique.
1. Gouvernance d'entreprise et conseils d'administration: Bien que l'article parle principalement de gouvernance internationale, il est possible de tirer des parallèles avec la gouvernance d'entreprise, en particulier à la manière dont les conseils d'administration (CA) gèrent les expansions et les nouvelles alliances. Tout comme les Brics+ qui ont élargi leur composition pour inclure de nouveaux membres, les entreprises doivent parfois ajuster leur stratégie et leur structure organisationnelle pour intégrer de nouvelles filiales ou partenaires stratégiques. Cette démarche nécessite une gouvernance solide pour assurer une intégration harmonieuse et efficace tout en veillant à ce que les objectifs stratégiques soient bien alignés entre tous les acteurs.
2. RSE et durabilité: Les discussions au sein des Brics+ sur des sujets tels que les réformes du FMI et de la Banque mondiale peuvent être liées à des enjeux de responsabilité sociale d'entreprise (RSE) et de durabilité. En effet, plaider pour une répartition plus équilibrée du pouvoir au sein de ces institutions peut être vu comme une tentative de promouvoir une gouvernance mondiale plus juste et durable, des valeurs qui sont également centrales dans la RSE. De plus, l'inclusion de l'Union africaine au G20 pourrait être interprétée comme une démarche vers une représentation plus équitable et durable sur la scène internationale, parallèle à celle que les entreprises essaient de réaliser à travers leurs engagements en RSE.
3. Stratégie d'entreprise: L'expansion des Brics aux Brics+ reflète aussi des stratégies d'entreprise où l'élargissement du marché et l'augmentation de l'influence sont cruciaux. Pour les entreprises, adopter une stratégie d'expansion similaire signifie souvent rechercher de nouveaux marchés pour la croissance du chiffre d'affaires et l'influence stratégique. Les entreprises peuvent s'inspirer du modèle des Brics+ pour explorer de nouvelles alliances stratégiques qui pourraient ouvrir des opportunités dans des marchés émergents.
4. Impact sur les politiques d'entreprise: Les dynamiques au sein des Brics+, telles que la création d'une banque de développement et la coordination sur des réformes économiques internationales, peuvent influencer les politiques économiques mondiales, affectant ainsi le climat d'investissement et les stratégies d'entreprise. Les entreprises doivent être prêtes à s'adapter à ces changements, notamment en matière de conformité réglementaire et de stratégie d'investissement.
En conclusion, bien que l'article traite principalement de géopolitique et de macroéconomie, les thématiques abordées offrent des perspectives intéressantes sur la gouvernance d'entreprise, la stratégie, et la RSE, notamment en termes d'alliances stratégiques, de durabilité et d'adaptation à l’évolution des cadres réglementaires et économiques mondiaux.
Article original
La Turquie a officiellement demandé à rejoindre les Brics+ mardi 3 septembre. Depuis la première utilisation de cet acronyme, en 2001, ce regroupement de pays s’est considérablement agrandi et continu à étendre son influence. Lecture en 2 min. La Turquie, éternelle candidate à l’intégration dans l’Union européenne, a décidé d’aller voir ailleurs. Ankara a officiellement déposé une demande d’adhésion aux Brics+, a annoncé le porte-parole du parti au pouvoir, mardi 3 septembre. « Notre président a plusieurs fois affirmé que nous voulions devenir membre des Brics+. (…) Le processus est en cours », a affirmé Ömer Çelik, le porte-parole du parti politique du président Recep Tayyip Erdogan, avant d’ajouter : « Notre président a clairement affirmé que la Turquie voulait prendre part à toutes les plateformes importantes, dont les Brics+. » Depuis la première utilisation de cet acronyme en 2001, le groupe s’est considérablement agrandi, attirant des pays voulant asseoir leur poids et leur influence dans le monde. L’abréviation « Bric » doit son invention à Jim O’Neill, économiste de la banque d’investissement Goldman Sachs, qui l’utilise pour la première fois en 2001, dans une note. Il prédit alors que le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, dont les premières lettres forment l’acronyme « Bric », vont jouer un rôle de plus en plus important sur la scène mondiale. Le terme est repris deux ans plus tard dans un rapport de la banque. Le premier sommet des quatre pays a lieu le 16 juin 2009 en Russie et le deuxième le 16 avril 2010 au Brésil. En 2011, l’Afrique du Sud rejoint l’organisation, qui est alors renommée « Brics » (avec un S pour South Africa). Les cinq États membres établissent ainsi un groupe de discussion officiel qui se réunira une fois par an. Le but de ces sommets est de montrer le poids économique et politique de ces pays face aux grandes puissances que sont les États-Unis et l’Union européenne. Ils rejettent également le monopole du dollar dans l’économie mondiale. Les Brics se dotent en 2014 d’une banque de développement basée à Shanghaï, en Chine. Conçue comme une alternative au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale, elle aide certains pays à financer leur développement. À l’occasion de leurs sommets annuels, les Brics échangent régulièrement sur la lutte contre le protectionnisme de certains pays du G8 et la réforme de la gouvernance du FMI. En 2022, Anil Sooklal, un ambassadeur de l’organisation, regrettait la domination dans « l’architecture mondiale actuelle » de « quelques hégémonies ». Une domination qui « continue de marginaliser les pays en développement ». Le 1er janvier 2024, les Brics se transforment pour devenir les Brics+. Impossible en effet de rajouter l’initial des nouveaux membres tant ils sont nombreux. Le groupe accueille l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie et l’Iran, et double ainsi le nombre de ses adhérents. Initialement, ce ne sont pas cinq mais six pays qui devaient rejoindre les Brics. L’intégration de l’Argentine avait été annoncée en août 2023, mais Javier Milei, le nouveau président proche des États-Unis, a finalement décliné l’invitation. Les Brics+ représentent désormais dans le monde 45 % de la population et 28 % du PIB. Toujours plus nombreux, ils comptent petit à petit bouleverser l’équilibre mondial et plaident notamment pour l’entrée de l’Union africaine au G20.
Cet article vous a été utile ? Nos travaux de fond — livre blanc, Observatoire trimestriel, indicateurs de marché — sont en libre accès sur Blueboard Intelligence.

